Vancouver, une métropole au grand air
Idéale pour un voyage d’arrière-saison, étincelante sur la côte pacifique, la métropole économique de la Colombie-Britannique se donne des airs de matriochka. Ses dimensions extravagantes peuvent intimider, mais ce que le visiteur vient chercher se trouve confiné dans un périmètre à taille humaine, propice à l’exploration piétonne.
La comparaison de deux nombres –un peu plus de 3 millions pour le Grand Vancouver et 662’000 pour la ville– est éloquente. Le premier fait référence aux habitants du Grand Vancouver, le second à ceux qui en occupent le territoire municipal. On pourrait encore recenser les communautés -comme Chinatown- qui ne peuplent qu’un quartier du Downtown. Ces différentes strates -superposées comme les peaux d’un oignon– compliquent la tâche de qui voudrait saisir la taille réelle de celle qu’on surnomme Hollywood du Nord en raison des nombreux tournages réalisés dans son cadre photogénique. Se concentrer sur ses zones touristiques aux allures parfois provinciales, avec leurs commerces, constitue une judicieuse option.

La marche à pied n’est pas votre tasse de thé? Qu’à cela ne tienne! Empruntez l’un ou l’autre des véhicules de Great Canadian Trolley, qui –selon le principe du hop-on, hop off– propose un circuit bien pensé pour saisir l’essentiel de la cité, à son propre tempo. Le vélo est une alternative intéressante pour parcourir plus de 330 kilomètres d’itinéraires cyclables.
VILLE ET GRAND AIR
Restons au centre, donc, puisqu’on y trouve largement de quoi se divertir! D’un pâté de maisons à l’autre –ici, on parle plutôt de bloc–, on passe sans transition du shopping de Yaletown ou de Robson Street au patrimoine architectural des quartiers historiques. Chemin faisant, on cède à l’attrait de quelque musée, même si le plus prestigieux d’entre eux est légèrement excentré. Dédié à l’anthropologie, le Musée d’anthropologie de l’Université de Colombie-Britannique réunit une somptueuse collection de mâts totémiques et d’œuvres des Premières Nations. Mondialement connu pour ses collections, ses recherches et ses programmes éducatifs, ce musée universitaire de renommée internationale entend promouvoir la compréhension et le respect des arts et cultures du monde.


À la pointe ouest de la presqu’île s’étend la fierté de Vancouver, qui constitue aussi l’un de ses poumons: 400 ha de bois aux trois quarts sauvages, où se dressent des pins géants et autres cèdres rouges plusieurs fois centenaires. Panorama superbe sur la silhouette de la mégapole, maison de thé, restaurants, golf et pistes cyclables incitent à imiter les Vancouvérois dans leur quête d’oxygène. Pour beaucoup, l’île de Vancouver est un éden. Mais au-delà, cette nature fascinante pourrait bien encourager à poursuivre vers les vastes espaces de Colombie-Britannique: des milliers d’îles et d’îlots, des sommets enneigés et un univers forestier à la Tolkien.
L’ESPRIT VILLAGE
À ne pas confondre avec l’île de Vancouver –la grande île côtière du Nord-Ouest Pacifique– Granville Island est une presqu’île de loisirs située au centre de la cité, sur une ancienne zone industrielle dont elle a conservé le caractère usinier. C’est aujourd’hui un pôle touristique majeur, célèbre pour ses ateliers d’artisans, ses théâtres et sa rutilante marina. On la rejoint par de petites navettes ou en traversant le pont Granville.


On se bouscule autour des étals du marché couvert, qui débordent de primeurs appétissantes, pâtisseries et autres fanfreluches. Certains prix peuvent s’avérer dissuasifs pour les budgets modestes, mais on paie sans doute le cadre bon enfant et l’animation des artistes de rue. Nos adresses coup de cœur sont sans aucun doute…








