Costa Rica, la Suisse d’Amérique centrale
Situé entre la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique, ce territoire d’environ 51 100 km², à peine plus vaste que la Suisse, fait figure d’Eden avec ses volcans, ses forêts primaires, ses plages et ses incroyables richesses naturelles.
Imaginez un territoire qui abrite à lui seul 6% de la biodiversité mondiale! Ce miracle vert repose sur une politique de conservation engagée dès les années 1980, puis renforcée par des programmes de reboisement et de protection des écosystèmes. Résultat: plus de la moitié du sol est couvert de forêts, dont environ un quart du territoire classé en zone protégée.
Comment choisir son point de chute, entre la côte Pacifique et la côte caribéenne? Deux mondes, deux caractères, et de nombreux atouts de part et d’autre. En fait, il est aisé de les combiner, puisque la distance entre les deux façades maritimes reste, selon les itinéraires, relativement courte, autour de quelques centaines de kilomètres.
EXPLORATIONS
Les vacanciers priorisent l’observation de la faune, les activités balnéaires, la randonnée et la gastronomie. Il est préférable de faire appel à un guide certifié et de louer un 4×4 avec un chauffeur local; les routes, parfois difficiles et sinueuses, peuvent rallonger les déplacements.
Pour Marcos Pitti –guide local francophone spécialisé dans la faune et la flore costariciennes– plusieurs facteurs expliquent l’actuel engouement des Suisses pour son pays: «Nous misons sur l’écotourisme et le développement durable, des thèmes qui résonnent fortement avec vos valeurs. Vous êtes aussi nombreux à apprécier notre stabilité politique et notre neutralité. L’abolition de notre armée à la fin des années 1940, inscrite dans la Constitution de 1949, nous a permis d’investir dans l’éducation, la santé et la sauvegarde environnementale.»


BAIGNADES
À l’instar d’autres destinations menacées par le surtourisme, le Costa Rica semble miser sur une montée en gamme, hélas génératrice d’inflation pour le porte-monnaie du touriste moyen. Ce dernier s’étonnera de payer parfois plus cher qu’à domicile une tablette de chocolat ou un paquet de café arabica –pourtant élaborés avec une matière première issue du terroir.
Récemment, le ministère du Tourisme a proclamé son intention de promouvoir des zones moins connues, en particulier auprès de ses visiteurs assidus. Il estime que la côte centrale du Pacifique est encore relativement négligée, pourtant idéale pour des expériences aventureuses en milieu naturel (tyrolienne, VTT, saut à l’élastique,vélo volant, équitation, etc.).
C’est indéniablement sur ce littoral que les plages sont les plus réputées. Les surfeurs ont l’embarras du choix pour goûter aux sensations de la glisse. Portée par les superbes vagues qui déferlent tout au long de l’année, la «surf culture» infuse véritablement le mode de vie des Ticos, surnom donné aux Costariciens.
À noter que la côte caribéenne recèle aussi quelques spots, moins connus, mais enchanteurs. C’est le cas de la plage de Punta Manzanillo, au sein du refuge national de vie sauvage Gandoca-Manzanillo. On y éprouve un sentiment de Robinson Crusoé, seul, face aux pélicans farceurs qui s’amusent à amerrir sous votre nez.


UNE FAUNE EXUBÉRANTE
Les réserves de la province de Puntarenas –dont certaines sont privées– constituent le refuge de tapirs, ocelots et autres paresseux, sans oublier les aras macao, protégés et réintroduits dans plusieurs régions, à la grande satisfaction des ornithologues.







