L’Islande par la mer, comme les Vikings
Le bleu cristallin des lacs, l’éclat des cratères rougeâtres, la noirceur des champs de lave… un cadre idyllique pour randonneurs et aventuriers. Une croisière d’une semaine permet de faire le tour de cet archipel hors du monde pour en saisir l’essentiel.
Les voyageurs romands sont nombreux à viser le Nord pour des séjours estivaux ou d’arrière-saison épargnés par les canicules. Dans ce contexte, l’Islande les attire de plus en plus, si possible à l’écart des sites les plus fréquentés. Cet engouement n’a pas échappé à la principale compagnie low cost qui, désormais, leur permet de voler vers Reykjavík sans trop grever leur budget, car le pays est cher, très cher, hormis l’électricité et l’eau qui-grâce à la géothermie-produit le courant.

ABLUTIONS
Le ton est donné à peine sorti de l’avion: Blue Lagoon, le spa géothermique le plus célèbre de l’archipel, bouillonne à quelques minutes de l’aéroport international. Cette attraction- avec ses eaux turquoise à 39°C lovées dans un désert blanc-est prisée pour ses bienfaits dermatologiques. Sa forte concentration de silice serait souveraine contre les eczémas et le psoriasis.
À courte distance, en 2008, une nouvelle zone de sources chaudes a émergé vers Hveragerði après un violent tremblement de terre. On y vient pour des cures souvent médicales, incluant notamment des bains de boue», relève Esther Audur Elíasdóttir, enseignante retraitée, native de la capitale. Et d’évoquer les baignades, si prépondérantes sous ces latitudes: «Obligatoirement, les écoliers apprennent à nager dès leur 6e année, si bien que nous comptons plusieurs médaillés en natation. Ici, tout le monde se retrouve le matin dans les piscines, omniprésentes et accessibles. Elles constituent notre colle sociale, comme chez vous les bistros. On y parle surtout de la météo capricieuse (souvent plusieurs saisons dans la même journée) et aussi de politique et littérature, puisque-véritable phénomène-nous sommes les plus gros lecteurs au monde; à en croire les statistiques, la moitié d’entre nous dévore plus de huit romans par an.»


REYKJAVÌK
Ici, à seulement 250 km au sud de cercle polaire, on est surpris par l’abondance des espaces végétalisés. On en compte environ 410 m² par habitant, ce qui vaut à la seule grande ville du pays (environ 140.000 âmes) sa réputation de plus verte du monde. Les locaux affectionnent tant les couleurs qu’ils en appliquent jusque sur le revêtement de leurs chaussées. Ainsi, la principale avenue commerçante s’est-elle parée de toutes les nuances de l’arc-en-ciel, joyeux ruban bordé d’échoppes à souvenirs, boutiques de fringues nordiques et autres cafés aux terrasses bondées.
Haute de 74,5 mètres, l’église Hallgrímskirkja-encore un de ces mots islandais imprononçables-a longtemps été le plus haut bâtiment de l’archipel. Son architecture bétonnée évoque les orgues basaltiques, présents en grand nombre sur le territoire. Elle fait surtout office de repère géographique, comme un phare dominant le centre-ville. Autre réalisation emblématique: le futuriste Harpa, superbe complexe dédié aux concerts et à la culture.

LOISIRS SPORTIFS
Les environs de Reykjavík sont jalonnés de sentiers de randonnée offrant des points de vue incroyables sur un décor quasi martien. Nombreuses activités sportives dans la région: promenades guidées, VTT et autres balades à cheval. Ah, le cheval islandais! Adorable, robuste, docile, connu pour sa petite taille, il est le descendant direct des montures amenées par les Vikings lors de leur colonisation. Les autochtones en sont si fiers qu’ils le citent…








