EXQUISE PARENTHÈSE PRINTANIÈRE À TURIN
Turin s’étend à quelques kilomètres seulement des montagnes. Cette proximité a de quoi la rendre frileuse en hiver. Mais au retour des beaux jours, le thermomètre de la capitale piémontaise retrouve des températures italianisantes, qui-à l’instar des pays nordiques-met en effervescence ses parcs et terrasses. C’est le moment d’en profiter.
Marché de Porta Palazzo. Les artichauts débordent des étals, comme les asperges, les olives et les noix. Il serait le plus grand marché en plein air d’Europe, «déjà fréquenté par les Romains», aux dires d’un maraîcher vendant ses fenouils dans ces halles. Ces derniers sont particulièrement appréciés pour leurs vertus diurétiques, expectorantes et antispasmodiques. Quand les producteurs s’installent aux premières lueurs pour repartir en fin d’après-midi, c’est tout un quartier qui reprend vie au printemps, avec le voisin marché aux puces.
Les écureuils du Parco del Valentino ne demeurent pas en reste. Contrairement aux hérissons, ils n’hibernent pas. La froidure les amène simplement à se calfeutrer dans leurs nids douillets. Leurs acrobaties font à nouveau le bonheur des chasseurs d’images et de leur bienfaitrice: Tiziana, une retraitée qui leur distribue chaque semaine des châtaignes et des noisettes. «Si vous aimez la nature, allez à la place Emanuele Filiberto», conseille-t-elle. «On y plante chaque année des tulipes dans un petit jardin…








